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Un entretien face à un recruteur ne s’improvise pas. Un candidat a tout intérêt à s’entraîner afin d’éviter d’être trop spontané ou au contraire tétanisé.

Un recruteur se fait une opinion d’un candidat dans les 10 premières minutes d’un entretien. Ensuite il confirme ou infirme son avis. Même s’il essaie de mettre son interlocuteur à l’aise, il n’est pourtant pas évident d’être « soi-même » lors de cet exercice. Il est recommandé de travailler les différents aspects de sa présentation  et d’avoir une tenue adaptée.

S’informer: C’est la moindre des politesses. C’est souvent cette préparation qui fait la différence entre les candidats. Connaître ses produits ou services (via son site Internet), le nom du PDG, et quelques chiffres peuvent vous donner une longueur d’avance lors de la sélection des finalistes. Poser des questions ciblées.

S’entraîner: A la question « parlez-moi de vous ? », il serait malvenu de réciter mécaniquement votre CV. Pour retenir l’attention du recruteur, il faut savoir parler sans être monocorde. Mettre des intonations, faire des pauses, demander l’assentiment de votre interlocuteur… une telle épreuve ne s’improvise pas. Pour être capable de parler de son vécu professionnel, de ses compétences, de ses envies, de ses projets de façon la plus naturelle possible, il faut l’avoir fait auparavant. Face à sa glace, un ami, des parents ou un conseiller, peu importe pourvu que ce ne soit pas un recruteur. Certaines questions pourtant « classiques » des recruteurs peuvent quand même décontenancer si on n’y a pas réfléchi auparavant. Il est donc utile de savoir donner rapidement ses trois principales qualités et ses trois principaux défauts (avec exemples à l’appui).

Se corriger: « C’est la personnalité qui fait la différence », affirme la grande majorité des recruteurs. Même si l’on a l’impression de bien se connaître, il est difficile d’être conscient de l’image qui émane de soi. Après plusieurs échecs en entretien, mieux vaut se décider à la retravailler. Car l’image qu’un recruteur perçoit de vous n’est pas nécessairement celle que vous souhaitez donner, ni celle qu’il serait souhaitable de donner. Pensez au « body language ».

Décoder: Il faut se préparer à cette rencontre pour en décoder les enjeux le jour J et adapter son comportement. Lors de l’accueil, le recruteur se présente et précise le déroulement de l’entretien. S’il manque de chaleur, ne vous placez pas pour autant sur la défensive. S’il est au contraire très prévenant, ne relâchez pas votre attention et restez toujours dans un rapport de professionnel à professionnel. Vient ensuite votre tour de parler, de façon libre ou dirigée. S’il ne vous laisse pas en placer une, prenez tout de même la parole. A l’inverse, ménagez des respirations si vous monopolisez le temps de parole de façon à ce qu’il puisse intervenir. Il présentera ensuite le poste à pourvoir et l’entreprise. N’hésitez pas à demander des précisions si besoin. De son côté, c’est à ce stade qu’il vous questionnera sur votre parcours, vos choix, vos objectifs, vos envies, etc. Essayer de vous mettre à la place du recruteur qui doit sélectionner le meilleur : il faut donc anticiper, pré-sentir et aborder les problèmes potentiels car le doute entraîne l’élimination. Pour faire la différence, il faut non seulement correspondre en gros au profil, mais faire passer un message, se profiler.

 

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